L’éducation de la jeune fille : une urgence pour l’avenir du Mali
Par Fatoumata Yayi Diakité
Journal Kibaru Télé
L’éducation de la jeune fille reste l’un des défis majeurs du développement au Mali. Malgré les efforts déployés par l’État, les ONG et les partenaires, des milliers de filles sont encore privées de leur droit à l’école, notamment dans les zones rurales et en situation de crise.
Aujourd’hui, éduquer une fille, ce n’est pas seulement lui permettre de lire ou d’écrire. C’est investir dans l’avenir d’une famille, d’une communauté, et d’un pays tout entier. Une fille instruite est plus apte à défendre ses droits, à prendre des décisions éclairées pour sa santé, et à contribuer activement à l’économie.
Mais de nombreux obstacles persistent : mariages précoces, pauvreté, traditions pesantes ou manque d’infrastructures scolaires. À cela s’ajoute parfois le manque de soutien familial, et des environnements scolaires non adaptés à la situation des filles.
Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : chaque année supplémentaire passée à l’école réduit considérablement les risques de mariage précoce et augmente les revenus futurs d’une fille. C’est pourquoi l’État et les collectivités doivent renforcer les mesures de protection, fournir des bourses scolaires, créer des toilettes séparées pour les filles et former les enseignants à l’égalité de genre.
L’avenir du Mali se joue dans ses salles de classe. Et tant que chaque fille n’aura pas les mêmes chances que son frère d’apprendre, de rêver et de réussir, le développement restera incomplet.
Donner une éducation de qualité aux filles, ce n’est pas un choix. C’est une nécessité.